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Voyages culturels (cliquez ici)
Chroniques de presse
Página 12 - Martes, 18 de Marzo de 2008 (cliquez ici)
Página 12 - Martes, 10 de Junio de 2008 (cliquez ici)
Cours et conférences
L’Art de l’Amérique latine L’Art de l’Amérique latine ne nous apporte pas que sa note d’exotisme. Il déroute notre analyse par son incroyable diversité. L’historien ou le critique, quand il traite de quelque territoire de l’art occidental, procède par recoupements et comparaisons, établit des filiations, dégage des écoles. Il situe chaque courant artistique, chaque artiste, chaque œuvre même dans une trame socioculturelle qui transcende les frontières socio-politiques. Bref, il rend manifeste, d’un art national à un autre, la continuité et l’homogénéité d’une culture. Mais toute cette grille d’analyse dont se munit l’historien lui est d’un bien faible secours lorsqu’il aborde le vaste continent qu’on appelle Amérique latine. Ici, point de tradition dont un cadre social et politique expliquerait pas à pas la longue évolution; point de courant esthétique qu’on pourrait faire remonter jusqu’à sa source; peu de compénétration culturelle entre pays, fussent-ils voisins. Les pays d’Amérique centrale et d’Amérique du sud, malgré leur commun héritage hispanique, restent pour l’historien une mosaïque difficile à déchiffrer. Concernant le Brésil, ce pays constitue un cas isolé et très complexe étant donné, d’une part, la taille du pays, et d’autre part, sa population et sa langue en correspondance avec d’autres siècles de conquête et d’immigration.
C’est que l’Amérique d’aujourd’hui, dite latine, n’a connu ni le bienfaisant choc des cultures – celui qui, par exemple, amena l’hellénisation de la Perse – ni la cohésion qui, dans l’Europe de la Renaissance, permit l’éclosion d’un humanisme aux dimensions d’un continent. D’une part, en effet, plusieurs pays de l’hémisphère sud-américain ont vécu écartelés entre leur riche passé amérindien et leur modernité latine; la symbiose entre tradition indigène et influence européenne s’y est rarement faite, ou pour peu qu’elle s’y soit faite, à emprunté d’un pays à l’autre des voies divergentes. D’autre part, la splendeur des Mayas ou des Aztèques est contemporaine, dans les régions atlantiques, à des peuples restés à l’ère néolithique. Entre les pays, enfin, les rêves d’unité se sont heurtés à des particularismes que le vingtième siècle lui-même n’a pas su effacer. Dix, vingt histoires asynchrones s’y déroulent sous nos yeux.
Pour les arts, l’irruption de ce vingtième siècle exigeait qu’on fit table rase de passés aussi discordants. Pour accéder à l’universel où d’emblée s’installait l’art européen moderne, celui de l’Amérique latine devait tourner le dos à tant de traditions et de contradictions. Il devait s’inscrire avec ses caractéristiques propres de lumière, de couleur et d’espace.
Nouvelle conférence : le 26 septembre 2008, dans le cadre de
Les Belles Soirées et matinées de l’Université de Montréal
Festival de la luz, conférence sur les artistes photographes canadiens, dans le cadre de «Encuentros abiertos de fotografía», le 15 août 2008, Buenos Aires, Argentine. www.encuentrosabiertos.com.ar
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